Archivos para Abril, 2007

Dedicado a mis colegas: una perla de David Gonzalez, poeta español contemporaneo

DE RIEN (traduction de l’espagnol de Noelia)

Tu devrais remercier Dieu

Tu as un CDI maintenant,

quand il est difficile d’en avoir un.

C’est tout ce que j’ai

un CDI.

Les samedis, les dimanches

et les jours feriés

dans horaires alternés.

De dix heures du soir

à six heures du matin

De six heures du matin

à deux heures de l’après midi

De deux heures de l’après midi

à dix heures du soir.

Sept jour par semaine

C’est comme si tu avais gagné

le loto…

Et aussi dix ans de moins

d’espérance de vie

par rapport à ceux qui ne travaillent pas

ou plutot; ne travaillent pas dans des horaires décalés

Et je suis plus enclin à souffrir

d’ulceres d’estomac

et mon cholestérol augmente

et les triglycérides

et l’acide urique

et je suis en train de devenir sourd:

je monte déjà le son de la télé!

et je souffre d’insommie

Et mon ex femme me faisait la gueule

un jour

et le jour suivant aussi:

elle disait que ce dernier temps

je ne faisais comme il faut

les devoirs conjugaux.

Dieux merci.

David Gonzalez. De nada. Ley de vida. 1999.

et merci à Noelia et Anna qui risquent une sanction à cause de l’autoironie…

Histoire de Buenos Aires. La “Generacion de los ‘80″

L’année 1880 représente un moment clé de la histoire argentine et de la ville qui nous occupe. Pendant la présidence de Julio A. Roca (1880-1886) se consolide l’état nation et se désigne Buenos Aires capitale de la République.

La classe dirigeante qui accompagne le processus de modernisation dont le progrès économique et l’organisation institutionnel provoquent le surgissement d’une nouvelle société, est appelée “La Generacion de los ‘80″ (La génération de 1880). Personnalités comme les écrivains Paul Groussac et Miguel Cané, le médecin Eduardo Wilde, les avocats et hommes politiques Carlos Pellegrini et Luis Saenz Peña et l’intellectuel Joaquín V. González entre autres, contribuent à planifier et concrétiser le processus de modernisation.

Cette classe politique, regroupée dans le Parti Autonomiste National (PAN), adhère au libéralisme économique mais pratique une politique décidément conservatrice en se réservant la gestion du pays. Ils se considéraient, en fait, les seuls aptes à exercer le pouvoir. Le fraude électoral est monnaie courante, favorisé par le système du vote “chanté” (public), l’inexistence de listes électorales officielles et l’exercice de l’intimidation.

Il s’agissait d’une “alliance des illustres et notables”, une république aristocratique en termes poliques, dont le pouvoir est réservé aux personnes illustres et issues de la classe sociale aisée. Cependant, l’ordre établi reconnaissait à tous la possibilité de promotion sociale atravers le travail et l’accumulation de capital.

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