Archivos para Junio, 2007
Quaderni d’Italia. Dissolvenze
Vola anima mia
portami lontano
Sole che guida
Stella. Luna
Vola anima mia
Portami vicino
Tesoro che non ho altro
Notte. Giorno. Essere. Nulla
Vola anima mia
portami
ovunque io debba essere
Acqua. Aria. Terra. Fuoco
Cuadernos de Italia. Dialogo II
_Abuela, por que vos siempre lees revistas y no libros?
_que se yo nena…mira con lo que salis. El libro es muy largo, las revistas son mas entretenidas…
_pero por que no lees un libro corto entonces?
_Es que en casa nunca se compraron libros, a parte yo no leo cualquier revista, yo leo Intervalo o Dartagnan, que tienen lindas historias. Yo leo para que me venga sueño querida, cuando me acuesto a la siesta…
_bueno, hay libros de cuentos cortos y muy entretenidos si es por eso
_pero y aca donde queres que los compre?
_si, la de michelis tiene solo cosas de religion y autoayuda, Mi novia y yo es mucho mas interesante, tenes razon…
…..tenes una con Pepe Sanchez que me voy a tirar un ratito?
_fijate en el aparador, tiene que haber.
Quaderni d’Italia. Essere
Movimenti che si fermano
nella memoria
Attimi che rimangono
eterni
Sguardi che divengono
parole
Cos’è che sei e non puoi
non essere?
Movimenti. Attimi. Sguardi
Tempo nel tempo
Spazio nello spazio
Essere che si scopre perso
nel tempo
nello spazio
Histoire de Buenos Aires. Situation politique argentine au début du XXe siècle
Suite à la démission de Juárez Celman (1890), le vice-président Carlos Pellegrini accéde à la présidence de la Nation qu’il exerce jusqu’à octobre 1892. Il hérite une situation économique très difficile, suite à la gestion budgétaire désastreuse de son prédécesseur. Durant sa période présidentielle il réussit à assainir les finances de l’état, crée la Banque de la Nation Argentine ainsi que le prestigieux collège qui porte toujours son nom: la “Escuela Superior de Comercio Carlos Pellegrini”1.
Le 12 octobre 1892 fut consacré Président de la Nation Luis Sáenz Peña. Affaibli par les divers soulèvements des radicaux, il présente sa démission devant le Congrès le 23 janvier 1895, qui l’accèpte. Son mandat passe alors à son vice-président José Evaristo Uriburu jusqu’à 1898.
Julio A. Roca se représente aux élections en étant à nouveau élu président pour un deuxième mandat (1898-1904). En pleine situation de tension avec le Chili, Roca obtient la paix et la solution définitive de tous les litiges frontaliers grâce à la signature du Traité Argentine-Chili de 1902.
L’UCR représenta l’opposition politique à l’oligarchie en luttant pour la transparence électorale et la corruption. Toutefois, le plus grand danger pour l’oligarchie vient de l’anarchisme, implanté depuis plusieurs années et développé à travers des cercles et des organes de presse, dont le plus important “La Protesta” dénonce les mauvaises conditions de logement dans les conventillos, les maison collectives où habitaient les immigrants et les marginaux, lutte pour améliorer les conditions de travail des ouvrières, etc.
Une maison collective à Buenos Aires au début de siècle
Dans les mêmes années, le Partie socialiste est fondé et les anarchistes sont regroupés au sein de la FORA (Fédération ouvrière régionale argentine) fondée en 1901.
L’agitation ouvrière exacerbe la xénophobie car la plupart des ouvriers syndiqués sont étrangères. L’oligarchie propose la loi de résidence de 1902 selon laquelle “un étranger dont la conduite peut compromettre la sécurité nationale, troubler l’ordre public ou la tranquillité sociale peut être expulsé”2.
Mais ne sont pas seule les anarchistes à créer désordre public, les radicaux se mobilisent et en 1905 font un tentative de coup d’état, dont le vice-président José Figueroa Alcorta est pris en otage. Les groupes anarchistes se montrent aussi actifs, perpétrant de nombreux attentats et arrivant même à tuer le chef de la police Ramón Falcón en 1909, comme vengeance pour la répression criminelle exercée par la police lors des manifestations du 1er mai.
En 1910, à l’occasion de la commémoration du centenaire de la Révolution de Mai, la contestation politique atteint son sommet: l’attentat au théâtre Colon, symbole de l’élite illustré, et l’irruption des agitateurs dans les rues, perturbent les célébrations. Il fallait un changement.
En 1912, le présidente Roque Sáenz Peña (1910-1916) concentre ses efforts sur la démocratisation de la vie politique, il est le promoteur d’une réforme électorale basée sur trois principes: le vote secret, obligatoire, et l’inscription au registre électoral. La Loi N° 8871, connue à partir de ce moment là comme “Loi Sáenz Peña”, fait possible l’arrivée des radicaux au gouvernement qui restent au pouvoir de 1916 à 1930 en favorisant la participation politique des citoyens, la nationalisation de l’exploitation du pétrole et la diffusion de l’éducation universitaire.
En 1928, Yrigoyen accède au pouvoir pour la deuxième fois (le premier mandat était de 1916 à 1922) en remportant 57% des votes. L’ancien patriciat avait été complètement dépossédé du pouvoir bien que il restait économiquement puissant. L’université est peuplée des fils d’immigrants, beaucoup d’origine italienne.
Bien que les radicaux étaient engagés dans la démocratisation de la société, les contestations des ouvrières continuaient en étant très durement réprimées, notamment celle connue comme “Semaine tragique” (7-9 janvier 1919) qui produit 1.000 victimes et les succès dans le sud du pays appelés “Patagonie rebelle” ou “Patagonie tragique” (décembre 1921) qui produisent 1.500 victimes. C’est à partir de ces évènements que les radicaux perdent l’appui des ouvriers qui trouveront une décennie plus tard son nouveau et propre “défenseur“: Juan D. Peron.
Le président Yrigoyen vers la maison de gouvernement ( 1928 )
1 École publique de haut niveau académique dépendante de l’Université de Buenos Aires.
2C. Bernard, Buenos Aires 1880-1936, Autrement, Paris, 2001, p. 84.

